Biography Vincent Peal

 

After a music career with the electro-clash band EMMA PEAL, Vincent Peal now essentially dedicates his energies to the visual realm.

He produced a number of super 8 video clips in NY, London, Berlin...and made a documentary about the outcast living in Brussels. Some of his pictures of the Bombay slums and the problems surrounding the pollution on West Africa’s beaches were selected for the World Expo 2010 in Shanghai in the “World Water Pavilion”.

A book of his project "Brussels Open City” a portrait of the inhabitants of the capital of Belgium released during nov. 2014 with the publisher "Les Editions de Juillet".

Now he just released his second photobook " World News": https://www.editionsdejuillet.com/


 

Après une carrière dans la musique Electro avec le groupe Emma Peal signé sur le label international PIAS et après différents happenings (Arrestation lors du mariage du "Prince Roland" dans les Marolles…) Vincent PEAL se consacre aujourd’hui principalement à l’image.

Il réalise un film documentaire sur les marginaux vivant dans la rue à Bruxelles. Il participe à l’Exposition Universelle de Shanghai avec ses photos sur les bidonvilles de Bombay et sur le problème de pollution des plages en Afrique de l'ouest.

Les photographies de son projet Bruxelles Ville Ouverte, réalisées dans différents quartiers de Bruxelles et exposées plus d’un an en espace public, sont désormais réunies dans un livre édité aux Editions de Juillet.

Son second livre photo" World News" vient de sortir chez le même éditeur: https://www.editionsdejuillet.com/

 

http://www.instagram.com/vincent_peal/

http://www.facebook.com/VincentPeal69

 

"Today on the street I saw dozens of faces, each one telling a story,  amazing stories, rugged, beautiful, funny and sometimes complicated, but always in those faces there is another universe to discover.

Facial expressions, emotions, movement and body posture, as well as composition, light and shadow can tell a story in the same way that words can. So common, so present in every human relationship, so close and yet so far, the face has so much to say. Love, hate, satisfaction, pain and misery are immersed in body language. An image has no age, language or intelligence limits."

World News

Fidèle à l’esprit de son premier ouvrage Bruxelles ville ouverte, l’artiste « naturellement attiré par l’underground »,  a sillonné une quarantaine de pays ces quatre dernières années pour ce World News riche de 200 photos pour un regard aussi précieux, magnifique – il y a une indéniable beauté formelle chez Vincent Peal- et oblique sur cette putain de planète qui n’en finit pas de dévisser.
A l’image de toute cette faune interlope de sa série new-yorkaise qu’on jurerait échappé du  Last Exit To Brooklyn de Hubert Selby Junior ou du Taxi Driver de Scorsese -un phare absolu chez le photographe-  Vincent Peal ne souhaite rien d’autre que de montrer que ces exclus, ces marginaux, ces gueules cassées et essorées par la vie sont tout simplement « beaux».  Le photographe assume et enfonce le clou. « Quand je vois quelqu’un qui assume sa différence, ça me touche et m’interpelle parce qu’il y a toujours une histoire à raconter derrière un visage ». 

 
Avec un sens du cadre affolant, Vincent Peal transcende ses sujets et paysages avec le regard différent de celui qui prend le temps de se poser et de partir à la rencontre des  vrais gens. Que ce soit cette femme dans la crasse d’une favela de Rio, cette autre dame tatouée et clairement allumée à Lima ou ce joli brin de fille biélorusse à Minsk, il y a une dignité touchante et palpable qui émane des photos qui se répondent dans le livre que vous vous apprêtez à parcourir.
C’est cette authenticité qui rend le travail de cet admirateur de Nan Goldin, Francis Bacon, Egon Schiele, Boris Vian et Jack Kerouac formidablement passionnant. Ce regard décalé et parfois dérangeant reste cohérent et harmonieux de bout en bout. Comme si, et c’est loin d’être une surprise, les préoccupations des réfugiés syriens ne sont pas si éloignées que celles des mômes des bidonvilles du Sénégal.
« Ici votre commandant de bord Vincent Peal. Veuillez éteindre vos cigarettes et attachez vos ceintures. Nous allons commencer notre descente sur un monde lézardé, esquinté et meurtri mais rassurez-vous, Mesdames et Messieurs, vous y trouverez aussi LA VIDA! ».  

Philippe Manche - Journaliste